En savoir plus

From Normandy with love : rencontre avec le réalisateur Samuel Jouy !
Adrien Savary était à Montréal pour le festival Cinémania

Mi-novembre, Adrien Savary était présent à Montréal pour la 24ème édition du festival de films francophones « CINÉMANIA ». Entre deux visionnages de films – membre du jury francophone oblige – notre Normand a pu interviewer le réalisateur Samuel Jouy, originaire de l’Eure et dont le premier film, Sparring, était projeté dans le cadre du festival. Un film – tourné entre Deauville, le Havre et les terres normandes – qui retrace l’histoire de Steve Landry (Mathieu Kassovitz), un boxeur professionnel de seconde zone qui devient sparring-partner d’un vrai champion, interprété par Souleymane M’Baye.

 

Rencontre punchy entre deux amoureux de cinéma… et de Normandie.

Cela fait plaisir de voir un Normand à Montréal… Que représente la Normandie pour toi ?

Je suis né à Bernay, dans l’Eure, j’y ai grandi et j’étais au lycée Fresnel là-bas ! Je connais bien également Lisieux, Trouville… On cherche d’ailleurs une maison avec ma femme à Trouville ou aux alentours. J’aime particulièrement les hauteurs de la ville, vers Hennequeville.

C’est tellement reposant !

Tellement ! Et même l’hiver les plages sont fabuleuses !

Tu savais déjà avant le tournage du film que la Normandie allait faire partie de tes décors ?

Oui, dès l’écriture c’était une évidence. À la base, nous devions tourner près de Fécamp et Dieppe en Seine-Maritime, mais les lieux que nous avions repérés étaient trop petits. J’ai eu ensuite l’idée de tourner au Havre et à Deauville et c’était super puisque cela raconte exactement le rapport entre les deux personnages ! Deauville, c’est la ville de cinéma où il y a des galas de boxe…je trouve que ça collait bien au champion. Contrairement au Havre qui semble plus dur, plus « deep », qui colle plutôt à mon personnage. Et puis j’aimais bien l’idée qu’on puisse voir Deauville du Havre et inversement ! Dans le scénario, c’était deux parties intégrantes du film. J’aurais même souhaité – mais cela n’a pas pu se faire – que sur la scène de plage, quand il repart, on aperçoive le Havre au loin !

From Normandy with love : rencontre avec le réalisateur Samuel Jouy !
SPARRING, de Samuel Jouy, sorti en janvier 2018

Avec Mathieu Kassovitz, Olivia Merilahti, Souleymane M’Baye, Billie Blain et Lyes Salem.

 

Bande-annonce :http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19575808&cfilm=250676.html

As-tu réussi à inclure des Normands dans le projet ?

Oui, bien sûr, notamment David Nicotra qui est très connu dans le milieu de la boxe à Deauville. C’est d’ailleurs lui le promoteur de Souleymane M’baye (n.d.l.r : l’acteur qui tient le rôle du champion Tarech M’Bareck est double champion du monde. Sparring est son premier rôle.)

En tant que réalisateur, qu’est-ce t’a plu dans le fait de tourner en Normandie ?

La lumière. J’adore la lumière de Normandie. J’adore les grandes plages de Deauville, le matin, à marée basse, en hors-saison. Dans le film, j’ai filmé dans l’axe de Villers-sur-Mer, un axe qu’on voit généralement moins et que j’ai préféré aux Planches ou au port. Il faut dire que je passais souvent mes vacances à Villers-sur-Mer ! Mais j’ai aussi adoré tourner au Havre. C’est une ville très riche ! Il y a de tout : entre les hauteurs des quartiers résidentiels, le centre et la plage, c’est une très belle ville à filmer. La Normandie est une vraie source d’inspiration.

On parle beaucoup de la Normandie et ça fait du bien ! Dis-moi, à titre personnel, qu’est-ce qui te plaît tant en Normandie ?

C’est vrai que je ne suis pas objectif, mais c’est une région fabuleuse car elle est multiple ! La côte est très grande, les plages sont gigantesques… Moi j’aime beaucoup les terres, le Pays d’Auge mais aussi l’Eure avec ces grandes forêts, le bocage… Maintenant que j’habite en Île-de-France, je prends toujours énormément de plaisir quand j’arrive à la gare de Bernay. L’air y est bien meilleur qu’à Paris !

Une dernière anecdote ?

Lors des repérages, on devait visiter le casino de Deauville mais j’avais oublié mon passeport. J’ai donc dû passer par les sous-sols, la laverie… Et j’ai découvert un décor complétement hallucinant ! Un décor que j’ai beaucoup utilisé dans le film, notamment pour les vestiaires des mecs.

Haut de la page

Fermer la recherche