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Il a fait connaître au grand public les sensations fortes en sautant à l’élastique de la tour Eiffel en 1987. AJ Hackett a implanté des sites de sauts à travers le monde, attirant les amateurs d’adrénaline à travers le monde. Son credo ? Créer des expériences inoubliables dans des sites incroyables. Parmi eux, le site de la Souleuvre, dans le Calvados, qui demeure le seul et unique site du célèbre Néo-Zélandais en Europe. Rencontre.

Une histoire peu commune

3 ans après son exploit à la Tour Eiffel, révélant une pratique encore méconnue du grand public, Alan John Hackett ouvre son premier et seul site en Europe, au viaduc de la Souleuvre, en Normandie. « A l’époque, il y a 33 ans, j’habitais à Paris. Un ami m’a contacté et m’a parlé de l’endroit, avec ces superbes piliers de granit. J’en suis tombé amoureux tout de suite. En plus, ce viaduc était dessiné par Gustave Eiffel, que j’adore… » Moins de trois heures de Paris en voiture, dans un environnement calme et serein : le Néo-Zélandais est immédiatement séduit par le vert des paysages et la campagne à perte de vue. « C’est un endroit magnifique et puissant. A l’automne et au printemps, ici dans la vallée, les couleurs sont incroyables ! »

 

 

Le viaduc a été construit entre 1887 et 1889, selon des plans de Gustave Eiffel, pour permettre à la ligne Caen-Vire de franchir la vallée de la Souleuvre.

 

L’entrepreneur engage alors des travaux afin de proposer des sauts à l’élastique à une hauteur de 61 m, tout en préservant les qualités naturelles de l’endroit, classé par ailleurs Natura 2000.

Multiples activités – pour tous !

Si le sport est qualifié d’extrême, il propose avant tout un univers pour se dépasser, affronter ses peurs dans des paysages inoubliables – un credo défendu par AJ Hackett depuis les débuts, et identifiable depuis 2020 à travers l’ensemble des sites par la marque Skypark by AJ Hackett. En solo, en tandem, l’idée est de s’élancer, en toute sécurité. Pour garantir cette sécurité, pas d’automatisme mais de « l’adapté » … adapté au poids du sauteur (choix de l’élastique autrement appelé « buggy ») et à son objectif, s’il souhaite ou non toucher l’eau. Le réglage du buggy en tiendra compte. La magie du concept ? Plus qu’un « simple » saut, proposer un site réunissant des activités pour tous. Une balançoire géante, par exemple, le seul swing – comprendre saut – de 1 à 3 personnes, pouvant atteindre des vitesses jusqu’à 130 km/h en 3,5 secondes. Mais aussi une tyrolienne géante, qui traverse sans crier gare la vallée de la Souleuvre, le long d’un câble de 400 mètres après une accélération pour le moins surprenante au départ. Des activités complétées par la luge – développée par un partenaire exploitant sur le même site, en bas du viaduc, ou encore un espace pique-nique pour se restaurer dans un endroit bucolique.

Le viaduc de la Souleuvre ©S. Frères - CRT Normandie

Expériences et nature

Avec déjà 6 Skypark à travers le monde – à Macao, Singapour, Sotchi, Cairns, Queenstown et en Normandie – l’éternel entrepreneur à l’affût de sensations et à la soixantaine élégante, préfère rester à la page et adapter chacun de ses sites aux attentes du moment. Pas de multiples ouvertures prévues mais bien des investissements permettant de dépasser ses peurs encore un peu plus. Jusqu’à 2025, un budget de 2 à 2,5 millions d’euros est ainsi fléché pour redéployer les différentes activités et proposer de nouvelles expériences dans cette nature préservée. Elles seront notamment créées sur les piles de l’ancien viaduc ferroviaire – à l’image du SkySwing, saut pendulaire repensé, ou du SkyWalk, un cheminement qui permettra de faire le tour des deux premières piles et de franchir les 60 mètres qui les séparent : « une passerelle de moins d’un mètre de large sera installée, sans garde-corps, mais où l’aventurier sera attaché par une ligne de sécurité aérienne. »

 

 

Tour multiactivités de 15m avec mur d’escalade, initiation au saut sur 15m, terrasse pour profiter du panorama, hébergements insolites pour prolonger le séjour et remodelage des abords proches pour préserver et sublimer le paysage environnant : les investissements promettent un bel avenir au site calvadosien ! Dès cette saison, ils se traduiront par l’apparition du SkyCube pour « Un pas dans le vide ». « Le public pourra accéder à la pile 2 en empruntant une passerelle de 140 mètres de long et ainsi se positionner à son extrémité, sur une plateforme cubique de 1,80 m x 1,80 m en verre, tant sur le sol que sur les parois latérales » explique Mika Mulot, responsable du site. Une première approche avec le vide pour faire corps avec le paysage normand !

« Sauter ici, c’est de la bombe »

 

Si l’essentiel de la clientèle de Skypark Normandie se situe dans un rayon de 300 km autour du site… Certains viennent même parfois d’encore plus loin ! A l’image de Jérôme et Théo, qui ont profité d’un week-end de mai pour quitter Marseille et découvrir la Normandie. Avec une particularité : à eux deux, ils cumulent déjà une centaine de sauts ! « Nous connaissons bien l’activité, puisque nous travaillons également pour Latitude Challenge, qui propose du saut à l’élastique dans les Gorges du Verdon, depuis le pont de l’Artuby, avec une hauteur de 182 mètres ! ». Pour eux, sauter sur une infrastructure d’AJ Hackett, c’est avant tout un honneur. « C’est the first ! Le mec qui a ramené le saut à l’élastique en Europe, l’a commercialisé dans le monde. » Si la différence de hauteur est indéniable entre le site varois et le site normand, les sauts du viaduc de la Souleuvre restent incontournables : « le cadre est vraiment magnifique ; chez nous, c’est très beau aussi, mais très caillouteux. Là, on voit du vert et des champs partout. » Autre différence, et pas des moindres, pour ces passionnés : la possibilité de courir et de s’élancer pour sauter, tout comme celle de plonger une tête, selon la demande, dans l’eau, 60 mètres plus bas. « C’est de la bombe ! Et c’est très rare – je crois même que c’est le seul à le proposer en Europe. »

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