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Expats’ normands. Originaire de l’Orne, Juliane a passé quelques semaines en Normandie cet été. Installée avec son mari Kim depuis de nombreuses années en Australie, elle est revenue en France avec la petite Zoé, 4 mois, après deux ans sans avoir remis un pied en France.

De la Ferté Macé à Sydney

La Normandie ? Une première pour Zoé, née sur le sol australien. Mais ses racines sont bien normandes, par sa maman, née à la Ferté Macé et par son papa, Kim, originaire de Rouen. « Mes parents tenaient un restaurant à Bagnoles-de-l’Orne que je considère comme ma ville et j’en suis très fière » explique Juliane. Une enfance au rythme des couverts qui lui donne très vite le goût du service. Après les saisons au sein du restaurant familial, Juliane prend la direction d’Angers pour suivre une formation dans le tourisme et dans les métiers de l’hôtellerie.

 

« Avoir ma propre boîte, c’est toujours un rêve »

 

Puis une première expérience en Allemagne via Erasmus lui donne le goût du voyage. « Je ne me suis jamais arrêtée de voyager depuis ! ». Manager dans un hôtel de luxe australien depuis quelques années, les circonstances sanitaires ont décidé Juliane à travailler sur sa propre entreprise depuis juillet 2020. Son idée ? Proposer des programmes de développement personnel, basée sur l’intelligence émotionnelle, l’énergie positive, pour des individus, des couples ou des jeunes mamans. « Je mettais déjà en place des activités avec mes équipes dans mon ancien travail » précise Juliane.

 

Juliane et Kim en Australie

Retrouvailles avec la Normandie

Après les 7 jours d’isolement requis, l’Australienne d’adoption a profité du vert des paysages et de sa première sortie pour retrouver sa Normandie. Cabourg nous donne d’ailleurs l’occasion de l’interroger sur ses madeleines de Proust normandes… « Se balader dans Bagnoles-de-l’Orne, faire un tour au lac, aller voir les thermes, profiter de la côte et des fromages normands, voir des amis qui ont une très belle ferme cidricole pour déguster poiré, cidre, livarot, camembert… » énumère-t-elle avec gourmandise. « Cela fait beaucoup de bien de revenir ici, j’aime beaucoup revenir me balader dans la forêt d’Andaine. C’est frais, c’est rafraîchissant » explique la jeune maman, qui souffre parfois de la chaleur australienne.

 

« Tous les potes reviennent se ressourcer en Normandie pendant l’été »

 

La dernière visite ? Il y a deux ans, pour son mariage. « Sydney est une ville multiculturelle, j’aime beaucoup, mais il me manque l’art de vivre à la française ». La gastronomie – notamment le camembert ! – l’esprit village, les terrasses, les marchés, la variété des paysages… ou encore passer des heures à table. « En Australie, Noël se fête aussi en juillet – on l’a déjà fêté avec des amis anglais… c’était différent, en mode buffet. Moi j’aime recevoir et longuement » souligne Juliane qui nuance : « mais tu t’adaptes. On a construit de vraies amitiés, très fortes. »

Revenir… un jour ?

Au-delà des retrouvailles nécessaires, Juliane et Kim sont en effet de vrais expatriés. « Nous sommes toujours contents de revenir mais tout autant de repartir… ». D’autant que les projets sont ailleurs désormais. Via le travail de Kim – employé chez Thalès depuis 11 ans – le couple s’envolera à la rentrée pour Abu Dhabi. « On cherchait à 8h de vol max afin d’être plus proches de nos familles. » Une opportunité pour Juliane qui profitera, à 31 ans, de ce nouveau départ pour approfondir son entreprise ou mettre à profit son expérience dans l’hôtellerie de luxe. « D’ici 5 ans, je me mets à l’arabe, et je m’engage vers le consulat, l’ambassade ou l’Alliance Française » stipule la jeune femme, qui aime l’idée de créer un réseau. L’occasion également de continuer son rôle d’ambassadrice : pilote du club à Sydney, Juliane est déjà à l’origine de deux pique-niques pour la Paix.

 

« On a déjà une idée de notre maison du bonheur, en Normandie »

 

Même si le retour normand n’est pas à l’ordre du jour, Juliane et Kim ont toutefois une idée précise en tête : « le voyage et l’expatriation, c’est notre vie, mais les racines sont importantes – notamment depuis que nous avons Zoé. » C’est pourquoi le couple envisage d’acquérir un pied-à-terre près de la mer, à proximité de la famille, disponible pour leurs proches. « Pourquoi pas dans le Cotentin ? On l’appelle déjà entre nous la maison du bonheur » sourit Juliane. En attendant, le prochain retour normand est déjà prévu pour décembre : « Cela fera 6 ans que je n’ai pas fêté Noël avec ma famille… »

 

Prochaine étape du couple : les Émirats arabes unis

A noter :

  • La valise de Juliane après la Normandie : une marinière Saint-James et des sablés normands !

 

  • Ses conseils : voir le bocage normand, découvrir les villages dans l’Orne, comme Saint-Céneri-le-Gérei, et les domaines cidricoles

 

  • Les visites incontournables pour des Australiens : les plages du Débarquement et le Mémorial de Caen « La Normandie est très connue là-bas, notamment son histoire »

 

 

 

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