En savoir plus

Après trois années de travaux, c’est fait : MoHo a ouvert ses portes à Caen dans l’ancienne succursale Renault, à quelques encablures de la gare. Un tiers-lieu nouvelle génération pour rassembler les énergies normandes, nationales et internationales. Le point en question-réponse sur ce collider unique en Europe.

 

Le MoHo, c’est quoi ?

 

MoHo, c’est d’abord la contraction de Mosaic House en anglais. Comprendre « espace partagé » : un tiers-lieu qui invite tous ceux qui souhaitent contribuer à relever les défis d’aujourd’hui et de demain. MoHo souhaite ainsi rassembler une communauté d’étudiants, start-uppeurs, chefs d’entreprises, salariés, chercheurs, scientifiques, artistes… pour réfléchir collectivement aux enjeux du monde contemporain : « l’enjeu des jeunes générations actuellement sacrifiées et sans visibilité ; l’enjeu climatique, qui a besoin de davantage de lien pour permettre à chacun de se mettre en action ; l’enjeu démocratique actuellement trop propice à la montée des extrêmes et l’enjeu de la transformation digitale » explique Olivier Cotinat, Normand et multi-entrepreneur qui a imaginé MoHo il y a plusieurs années.

C’est où ?

Pour incarner cette ambition, MoHo, c’est d’abord un lieu : 7500m2, au 4, rue de la gare, à Caen, dans l’ancienne succursale de Renault. A seulement 2 minutes à pied de la gare, cet énorme campus dispose de bureaux, d’espaces partagés, de salles de conférences, de formation, de créativité, de réunion, d’un amphithéâtre, d’un terrain de sport… bref, un endroit unique pour favoriser échanges et réflexions.

C’est quoi un collider ? 

Présenté comme le premier d’Europe par ses deux co-fondateurs, Olivier Cotinat et Nicolas Geray, le Moho est un « collider » : dans la définition usuelle, c’est un type d’accélérateur de particules. En voulant briser les silos, et mélanger les énergies grâce à des résidences de startups, d’étudiants, d’écoles, de salariés de TPE, PME et ETI, mais aussi des chercheurs et des collectivités, le MoHo se veut donc accélérateur de changements. « Nous prônons fortement le collectif et celui de la Normandie est particulièrement riche » souligne Nicolas Geray. L’objectif ? Proposer une réflexion collective autour de projets d’innovation et de transformation.

 

Olivier Cotinat a imaginé MoHo avec Nicolas Geray

D’où cela vient ? 

Olivier Cotinat et Nicolas Geray, co-fondateurs du MoHo revendiquent l’inspiration du D-Day. « C’est en Normandie que la Liberté s’est gagnée. C’est en Normandie que 156000 jeunes de 23 ans de moyenne d’âge sont venus faire pivoter l’histoire » rappelle Olivier Cotinat. A l’image des forces collectives internationales qui se sont unies pour libérer la France, le MoHo se veut lieu et espace pour se relier, se mobiliser afin de changer le cours de l’Histoire. Et ainsi révéler la force des réflexions partagées afin de répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain, notamment en matière de transition numérique et de transition climatique.

C’est pour qui ?

Pour tous ! Startups, universités, chercheurs, entrepreneurs, salariés, artistes, leaders, mais aussi membres de la société civile… Dédié à l’innovation et à l’entreprenariat, MoHo est ouvert gratuitement au grand public sur près de 1500m2. A la différence de son cousin Station F à Paris par exemple, c’est un lieu qui se veut inclusif. Un maître mot revendiqué par ses fondateurs.

Qu’est-ce qu’on y trouve ?

Au-delà des nombreux espaces et services qu’offre le lieu, MoHo propose également des programmes et événements. Pour répondre à l’enjeu climatique, des programmes RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) sont ainsi régulièrement organisés. L’idée ? Mettre en action des collectifs pour générer des projets à impact positif : parcours de réflexions, formations, échanges de bonnes pratiques… « ils sont conçus autour de thèmes de développement durable identifiés : Future of food, Deplastify, biomimétisme, économie circulaire, transition énergétique, acteurs économiques et inclusion, edtech, healthtech… » explique Nicolas Geray.

Côté événement, à l’image de l’intervention d’André Manoukian le jour de l’inauguration, MoHo a mis en place les « MoHo talks » afin que chacun puisse s’inspirer de l’extraordinaire pour jouer collectif. « L’enjeu est de faire témoigner des personnes inspirantes sur la notion de collectif dans des projets extraordinaires » précise Olivier Cotinat. Des vidéos accessibles gratuitement en ligne sont d’ailleurs déjà visibles : on y retrouve par exemple le psychiatre Bertrand Picard (Solar Impulse), le chercheur explorateur Christian Clot (Deep Time) ou encore Simon Bernard, le CEO de Plastic Odyssey.

Comment participer ?

En y allant, bien sûr ! Mais également en soutenant la dernière action en faveur des jeunes.

Parce que laisser un monde meilleur aux générations futures est l’un des leit-motiv du MoHo, l’équipe a lancé une campagne de crowdfunding sur Ulule. L’objectif ? Créer un fonds de micro-mécénat à destination des projets à but non lucratif des 8-27 ans, qu’ils pourront porter au sein d’un espace de 1000 m2 au MoHo. Vous souhaitez soutenir leur engagement ? Donner corps à leurs idées ? Pour soutenir et partager la campagne, c’est ici : https://fr.ulule.com/moho-nation/

 

Plus d’infos : https://www.moho.co/fr/

 

Haut de la page

Fermer la recherche