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Céline Holmes

Cela fait partie de moi, cette fierté d’être originaire de Normandie

Originaire de Seine-Maritime et de l’Orne, Céline Holmes vit depuis plus de 10 ans en Irlande du Nord, et travaille au sein du Titanic Belfast, un lieu qui rend hommage au célèbre paquebot transatlantique qui a sombré dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. A l’occasion des 110 ans de son unique et dernière escale en France dans la rade de Cherbourg le 10 avril, découvrez son témoignage !

 

Quels sont vos liens avec la Normandie ?

Je suis originaire d’une petite ville de Seine-Maritime, à la limite de la Picardie, qui s’appelle Aumale. Mon père est né et a grandi là-bas, tandis que ma mère est originaire de l’Orne. Je passais mes vacances à Flers, et j’adorais ! Cela fait d’ailleurs 15 ans qu’ils sont retournés vivre dans ce département normand. Aujourd’hui, hors période sanitaire, je reviens une fois ou deux par an – pas autant que j’aimerais. Mais véritable fruit du hasard, je vis dans le comté d’Armagh, littéralement le comté de la pomme. C’est donc comme s’il y avait un petit bout de chez moi… puisque tout comme en Normandie, on trouve ici beaucoup de pommes à cidre ou à jus.

Quelques mots sur votre parcours ?

J’ai fait mes études d’anglais à Lille, puis j’ai été assistante de français en Irlande du Nord pendant que je travaillais mon mémoire de maîtrise, avant de travailler un an dans un collège/lycée comme professeur d’anglais dans l’Orne. Je suis repartie ensuite à Lille pour faire un second master en études irlandaises (spécialisation civilisation), avant de poursuivre avec un troisième master en Irlande du Nord sur la résolution des conflits. Après cette nouvelle expérience, je suis rentrée en France, à Paris, pour enseigner le FLE, et principalement l’anglais pour adultes. J’ai rencontré mon mari, originaire d’Irlande et après notre mariage, nous nous sommes installés en 2011 à Belfast puis Lurgan en 2014, dans le comté d’Armagh. Depuis 2012, je travaille à la billetterie du Titanic Belfast, un monument touristique qui rend hommage au célèbre Titanic. Je donne également des cours privés de soutien pour des élèves en secondaire.

Que trouve-t-on dans ce musée ?

Le Titanic Belfast n’est pas vraiment un musée, mais plutôt un « visitor attraction », dans le sens où il y a peu de reliques ou d’objets tirés de l’épave. Il a vraiment un but pédagogique : il permet d’aborder le contexte historique de Belfast, où a été construit le Titanic, et raconte, à travers 9 galeries, l’histoire du paquebot. C’est très complet et interactif. On peut par exemple aller de la salle des moteurs jusqu’à la passerelle de navigation, un peu comme dans un ascenseur, avec une vue 3D du Titanic reconstruit. On doit compter deux heures pour faire la visite complète.

Quels sont les liens entre Belfast, le Titanic, et la Normandie ?

Le Titanic a été construit à Belfast et l’escale à Cherbourg du 10 avril – 4 jours avant le naufrage – est bien évidemment mentionnée. Nous avons également le Nomadic, qui est un transbordeur. Peu de gens le savent mais à l’époque le port en eau profonde n’existait pas encore et l’embarquement des passagers depuis Cherbourg jusqu’aux paquebots étaient assurés par des transbordeurs. Le Nomadic a également été construit à Belfast mais il servait à Cherbourg, pour faire la navette entre la rade et le port.

 

La côte est de l’Irlande du Nord, avec la mer d’Irlande, a des faux airs des côtes de la Manche

Quel est votre rôle d’ambassadrice ?

Un jour, j’ai rencontré quelqu’un qui souhaitait visiter la région, je lui ai donné tout un tas de prospectus pour le conseiller, il a dû me prendre pour une folle ! (rires). Plus sérieusement, je suis très attachée à mes racines normandes, et dès que je le peux, quand je rencontre des gens qui évoquent l’idée d’aller en France par exemple, je leur dis de venir en Normandie. Quand j’ai des amis à manger également, j’essaie toujours de faire un peu de cuisine normande… D’ailleurs, le fromage me manque beaucoup, même si j’ai pu trouver il y a quelques années du neufchâtel, le fromage de mon enfance, dans un Lidl du coin !

Pourquoi cet attachement ?

Parce que c’est une très belle région ! Qui mérite d’être connue pour tout ce qu’elle est : le Mont Saint Michel, les plages du Débarquement, l’Histoire, les paysages, la gastronomie… je suis très chauvine, ça a toujours été naturel. Cela fait partie de moi, cette fierté d’être originaire de Normandie. J’ai eu le déclic après le bac, avant l’université, quand j’ai découvert Coutances, dans la Manche, pendant un an. La Manche est différente de la Seine-Maritime, mais c’est là-bas que j’ai réalisé que la Normandie faisait partie de mon identité.

La Normandie est-elle connue en Irlande ?

Oui, il y a très souvent des gens d’Irlande du Nord, qui traversent toute l’Angleterre, prennent le bateau pour arriver en Normandie pour se rendre dans le sud de la France. Beaucoup de gens connaissent la Normandie à travers le Débarquement ou la Tapisserie de Bayeux. Je rencontre aussi souvent des Américains qui ont entrepris un voyage sur les pas de leurs ancêtres et dont l’Irlande, comme la Normandie, sont des passages incontournables. C’est un véritable hommage. Je plaisante également avec des amis sur l’histoire de Guillaume le Conquérant, qui a envahi l’Angleterre, et a eu une influence sur la langue, y compris anglaise. Ici, il y a aussi une histoire commune. Il y a des paysages similaires, avec des petites routes de campagne, un paysage vallonné. Les connexions sont aussi culturelles : les Britanniques et les Irlandais semblent avoir une vraie affinité avec la Normandie.

 

 

Plus d’informations sur le Titanic Belfast : https://www.titanicbelfast.com/

Plus d’informations sur la Cité de la Mer et l’escale du Titanic à Cherbourg en 1912 : https://www.citedelamer.com/espaces/titanic-retour-cherbourg/

Témoignages Ambassadeurs

Lucas MURAND

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